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Tag - Ubuntu

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Wednesday 9 June 2010

Ubuntu 10.04, PHP 5.3 et Dotclear

ubuntu.pngComme je l’ai dit dans un billet légèrement plus vieux, j’ai changé de serveur dédié. Le nouveau serveur tourne donc avec Ubuntu 10.04 Lucid Lynx (version serveur). Cette release offre dans ses dépôts la version 5.3 de PHP. Cependant, cette dernière ne fait pas bon ménage avec Dotclear 2.1.7 (chose qui devrait être rectifiée avec la 2.2). Dans cet article, on va donc voir comment downgrader à la version 5.2 de PHP. Attention, pour effectuer les manipulations qui vont suivre il faudra posséder les droits d’administration, passez votre chemin si vous n’êtes pas sûr de vous !

1. Un peu de nettoyage

Avant d’installer la version 5.2 de PHP, on va faire un peu de ménage. On commence par arrêter le serveur web.
~$ sudo /etc/init.d/apache2 stop

Maintenant, on regarde les paquets liés à PHP qui sont installés.
~$ dpkg -l | grep php5

Dans mon cas, ça me donne tout ça.
ii  libapache2-mod-php5    5.3.2-1ubuntu4.2        ...
ii  php5-cli               5.3.2-1ubuntu4.2        ...
ii  php5-common            5.3.2-1ubuntu4.2        ...
ii  php5-gd                5.3.2-1ubuntu4.2        ...
ii  php5-mcrypt            5.3.2-0ubuntu1          ...
ii  php5-mysql             5.3.2-1ubuntu4.2        ...


Pour être sûr que l’on va installer la version 5.2, on va désinstaller les paquets précédemment listés.
~$ PHP_PKG=$(for i in $(dpkg -l | grep php5 | awk '{ print $2 }' ); do echo $i; done)
~$ sudo aptitude purge $PHP_PKG

2. Le koala à notre secours

La version de PHP qu’il nous faut se trouve dans les dépôts d’Ubuntu 9.10 Karmic Koala. On va donc s’en servir pour résoudre notre problème. On édite alors la liste des dépôts utilisés par APT.
~$ sudo vim /etc/apt/sources.list.d/karmic.list

Dans le fichier créé, on met les 2 lignes suivantes. On pourrait en mettre plus mais dans mon cas, c’est suffisant.
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ karmic main restricted
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ karmic universe multiverse


Et maintenant, on précise quels paquets installer depuis les dépôts de Karmic.
~$ touch /etc/apt/preferences.d/php5
~$ for i in $PHP_PKG; do echo "Package: $i
>  Pin: release a=karmic
>  Pin-Priority: 1001
>  " >> /etc/apt/preferences.d/php5; done


On met à jour la liste des paquets disponibles, puis on installe la bonne versions des paquets pour PHP.
~$ sudo aptitude update
~$ sudo aptitude -t karmic install $PHP_PKG


Ici, normalement, on a les paquets qui vont bien et on peut donc relancer le serveur web.
~$ sudo /etc/init.d/apache2 start

Avant de crier victoire, on va verrouiller les paquets précédemment installés pour qu’ils ne soient pas mis à jour vers la version 5.3 en faisant une mise à jour du système plus tard.
~$ sudo aptitude hold $PHP_PKG

3. Youhou

Dotclear devrait maintenant fonctionner correctement. Il faut aussi penser à vider le cache du blog et celui de son navigateur. Ainsi, on évite de polluer les flux RSS associés aux tags par exemple.

Sunday 9 May 2010

Profiter de la TNT sous Ubuntu

J’ai fait l’acquisition, il y a peu de temps d’une clé USB TNT. Je me suis bien entendu documenté avant de l’acheter afin de ne pas avoir la mauvaise surprise que Ubuntu ne la reconnaisse pas. J’ai finalement opté pour une PCTV NanotStick (modèle 73e).

Bon l’avantage de cette clé, c’est qu’elle est reconnue directement par Ubuntu (depuis la 9.04 il paraît). Le problème pour moi c’est qu’avec l’antenne fournie, pas moyen de capter quelque chose. Bon, il faut dire que je suis à une distance assez élevée de l’émetteur TNT. Cependant, j’ai pu voir que tout marchait parfaitement avec une antenne de toit classique (chaînes normale  + chaînes HD). Alors comment fait-on ?


Mise en situation : il existe des logiciels spécialement conçus pour regarder des chaînes télévisuelles (genre Me-Tv, etc…). Avec ces logiciels normalement aucun souci, tout se fait facilement (configuration, enregistrement…). Mais personnellement, je tiens à garder l’excellent VLC comme lecteur vidéo. Pour pouvoir donc regarder la TNT avec VLC, il faut générer un fichier contenant une liste des chaînes disponibles avec plein de choses dedans. Pour créer ce fichier, on utilise le programme w-scan.

~$ sudo aptitude install w-scan
~$ w_scan -c FR -X > chaines.conf


La seconde commande permet donc de chercher les chaînes disponibles. Cela peut prendre du temps (chez moi une dizaine de minutes). Si aucune chaîne n’est détectée, cela vient probablement de l’antenne (c’est ce qu’il m’arrive avec l’antenne fournie). Donc il faut essayer avec une autre antenne plus performante (il va falloir que j’en cherche une qui marche, Arnaud, spécialiste TNT, si t’es dans le coin…). Si tout fonctionne bien, on obtient un fichier chaines.conf (voici le mien) avec plusieurs lignes (une par chaîne). Et là, il suffit simplement de lancer VLC et de lui indiquer d’ouvrir le fichier précédemment généré.

~$ sudo aptitude install vlc
~$ vlc chaines.conf


On peut aussi aller dans Média > Ouvrir un fichier (et préciser dans la fenêtre ouverte d’afficher tous les fichiers).


Il ne reste qu’à regarder ce qui est intéressant et voire enregistrer (il suffit d’aller faire un tour dans les menus de VLC). Ah j’oubliais, la télécommande peut servir mais juste pour contrôler le volume ou éteindre l’ordinateur. Pour le reste, il faut probablement faire des manipulations et/ou utiliser un logiciel comme Me-Tv. Le clé est petite, rétractable et jolie. Seul bémol : l’antenne qui ne capte rien chez moi. Dommage…

Monday 3 May 2010

Après les boutons à gauche, les indicateurs à droite

Peu d’entre vous (lecteurs) ont manqué la naissance de la dernière version de Ubuntu. Oui, vous vous souvenez c’était il y a quelques jours, le bébé s’appelle Lucid Lynx et aura une espérance de vie un peu plus élevé que les versions normales puisque la 10.04 est une version avec support à long terme (aussi connu sous l’acronyme LTS).

Avec Ubuntu 10.04 (que j’utilise), nous avons eu la surprise, même si on le savait depuis un moment, de voir les boutons de gestion des fenêtres (fermer, réduire, maximiser) migrer sur la gauche. Certains aiment, d’autres pas. Personnellement, je m’y suis fait et je garde donc les boutons à gauche. Il y a eu beaucoup de protestations à ce sujet mais Mark Shuttleworth a très vite mis les pendules à l’heure et a dit (en gros) “c’est comme ça et puis c’est tout”.


On a beaucoup entendu parler de ce changement. Et il est évident que certains se devaient de faire le rapprochement avec le système d’exploitation de la marque à la pomme. Cependant, ce que l’on ne savait pas jusque là, c’est que cette décision est justifiée par une nouveauté qui verra le jour avec Ubuntu 10.10 Maverick Meerkat. En effet, Mark Shuttleworth a annoncé aujourd’hui l’arrivée d’indicateurs destinées aux fenêtres. Et devinez où ils seront placés… Sur la droite en face des fameux boutons qui ont été déplacés. Ces indicateurs seront du même genre que ceux que l’on trouve déjà dans le panel en haut à droite. Ils serviront probablement à indiquer si un programme est connecté à l’Internet ou non, à contrôler le volume du programme indépendamment de celui du système, à indiquer si une action est en cours, si un document est partagé voir non-enregistré ou modifié, etc…


Pour continuer dans l’idée de modifier les interactions entre les programmes et les utilisateurs. Mark a énoncé le fait d’avoir recours à un système de barre de statut à la Google Chrome (va-t-il y avoir un troll là-dessus ?) pour les applications. C’est-à-dire que les barres de statut pourraient être remplacées par d’autres qui n’apparaîtront que temporairement. Tout ceci afin de gagner de la place (bonne chose pour les netbooks).

Bien évidemment, ces changements ne seront appliqués qu’aux applications le voulant bien. Et c’est ici que je m’interroge. En effet, ces innovations qui sont apportées par Canonical sont, pour moi, de bonnes choses. Mais est-ce que ça ne va pas entraîner le fait que certaines applications ne seront faites que pour Ubuntu ? Faire des API pour faire de jolies choses c’est bien mais ces API ne seront pas nécessairement utilisées dans d’autres distributions. Il est toujours possible pour les développeurs d’applications d’utiliser peut-être des instructions de précompilation (je pense au langage C) ou des gestions d’exceptions avec les instructions du genre import (je pense au langage Python). Le problème c’est que ce n’est pas forcément accessible avec d’autres langages (je pense à Java).

C’est ici que je vais m’arrêter. Les nouveautés proposées par Ubuntu sont, à mon sens, intéressantes et c’est ce que je retiens.

Wednesday 31 March 2010

Un nouveau pas vers GNOME 3.0 : GNOME 2.30 est là

Comme vous le saviez peut-être, aujourd’hui est sortie la version 2.30 de GNOME. Cette version qui devait à la base être nommée 3.0 n’est qu’une étape vers GNOME 3.0. Qu’est-ce que GNOME ? C’est un environnement de bureau axé sur la simplicité, qui offre à l’utilisateur des applications pour pouvoir exploiter son ordinateur du mieux possible. Il offre également pour les développeurs tout un panel de bibliothèques qui permet de développer des applications s’intégrant au bureau GNOME de la manière la plus conviviale possible.


C’est donc aujourd’hui (31 mars 2010) que la version 2.30 de GNOME sort. Au programme, un mode d’affichage partagé pour Nautilus, Empathy qui progresse grâce à des méthodes de drag’n’drop et une meilleure gestion de quelques protocoles de messagerie instantanée, une synchronisation automatique de notes de Tomboy, le lecteur de PDF Evince améliore sa gestion de l’impression et ajoute la possibilité d’attacher des notes, enfin la navigateur Epiphany se voit octroyé de nouvelles fonctionnalités. Bien entendu, je ne fais pas toute la liste des nouveautés car il y a une page pour ça.

Pour ma part, je m’intéresse particulièrement aux changements opérés dans les bibliothèques et surtout GTK+ 2.20 afin de savoir où aller avec java-gnome (qui devrait commencer à tirer partie de GNOME 2.30). N’oublions pas également que GNOME 2.30 sera (et même est déjà utilisé) pour la version, déjà très populaire, 10.04, aussi connu sous le nom de Lucid Lynx, de Ubuntu. Celle-ci sera d’ailleurs une nouvelle LTS (Long Term Support).

Il ne nous reste qu’à apprécier cette nouvelle release (de manière globale) et regarder comment va se profiler le futur et révolutionnaire GNOME 3.0.

Friday 5 March 2010

Ubuntu Server Karmic Koala et Dedibox

Certains d’entre vous l’on peut être remarqué, le serveur, et donc par conséquent le blog, était indisponible depuis très tôt ce matin (depuis environ 01h00) jusqu’à très tard ce matin (jusqu’à environ 11h45). La cause, j’ai tenté de migrer la Dedibox, qui était sous Ubuntu 9.04, vers Ubuntu 9.10. Malheureusement, j’ai pensé que la migration allait se passer comme toutes les autres fois. Mais ça n’a pas été le cas comme vous avez pu vous en douter. Donc pour la mémoire (et m’obliger à prendre plus d’informations auparavant) et pour ceux qui tomberaient dans le piège également, voilà comment procéder pour garder son serveur fonctionnel.

On a correctement mis à jour votre installation de Ubuntu Server via les commandes suivantes :
~$ sudo aptitude update
~$ sudo aptitude full-upgrade
~$ sudo aptitude install update-manager-core
~$ sudo do-release-upgrade


Là tout est à jour, mais on a le malheur (qui a été le mien) de redémarrer après avoir remplacé dans le fichier menu.lst de GRUB les :

root=UUID=4564577843545963533

par des :

root=/dev/sda2

Manque de chance, le serveur ne veut pas booter quand même. Et ceci est dû au kernel utilisé par la Dedibox. Pour remédier à cela, il faut installer le kernel proposé dans les dépôts de Ubuntu. Immédiatement, on démarre le système de secours. Pour accéder à ce mode, on passe par l’interface d’administration, puis Système de secours et on clique Passer votre serveur en mode de secours. La machine est ainsi électriquement redémarrée et les identifiant / mot de passe du compte SSH nous sont donnés.

Préparons le terrain

Une fois connecté en SSH, on arrive sur un terminal sans privilèges d’administration. On va donc se les donner en utilisant le mot de passe qui nous a été fournis.
~$ sudo su -

Maintenant, on va monter les partitions pour déterminer vraiment d’où vient le souci et dans notre cas installer le kernel qui va bien. Pour cela, on utilise les commandes mount et chroot.
~# mkdir server

~# mount /dev/sda2 server
~# mount /dev/sda1 server/boot

~# mount --bind /proc server/proc
~# mount --bind /sys server/sys
~# mount --bind /dev server/dev

~# chroot server


À ce stade, on est sur notre serveur. On peut donc y effectuer les opérations nécessaires.

Réparons

Comme je l’ai dit plus haut, pour réparer les dégâts, il faut utiliser le kernel générique à la place du kernel Dedibox. On installe alors le paquet linux-server.
root@serveur sudo aptitude update
root@serveur sudo aptitude full-upgrade
root@serveur sudo aptitude install linux-server


On oublie surtout pas de remplacer le root=UUID=… par root=/dev/sda2 dans le fichier menu.lst de GRUB et voilà, la réparation est faite.

Chouette, ça marche !

La réparation est terminé, on peut revenir sur une utilisation normale du serveur. Cependant, il faut prendre soit de terminer tous les processus que l’on a lancé en chroot et de démonter toutes les partitions.
root@serveur exit

~# umount server/proc
~# umount server/sys
~# umount server/dev

~# umount server/boot
~# umount server

~# exit
~$ exit


Pour finir, on retourne dans la console d’administration Dedibox et on clique sur Cliquer ici pour repasser en mode normal. Et là, le boot devrait se faire sans aucun souci. Conclusion, il ne faut pas se précipiter et se dire que tout réinstaller est la seule solution. Ici, on a réparé le tout sans perte de données mais par contre il y a eu un downtime (et un long pour moi, je tiens à m’en excuser d’ailleurs). C’est après avoir été dans ce genre de situations, que l’on se dit que GNU/Linux c’est quand même vachement bien. Mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi !

Sources

Artisan Numérique
Forum Dedibox News

Wednesday 3 March 2010

Ubuntu, nouveau look

On l’attendait depuis un moment, Ubuntu va changer de look c’est officiel. Nouveau thème pour le système, nouveau style pour le logo et la marque. Personnellement, j’aime le nouveau style sobre et surtout au revoir le marron que l’on a pu connaître (même si je l’aimais bien). Pour voir tout ça, rendez-vous ici et . Voilà enfin un petit coup de jeune pour notre mon système d’exploitation préféré. Il ne reste plus qu’à savoir si ce nouveau look va plaire à la communauté.

Au niveau des thèmes du système, il y en deux. Un relativement sombre et l’autre qui est plus clair. En revanche, sur les deux thèmes, les boutons de gestion d’une fenêtre (fermer, réduire, agrandir) sont maintenant placés sur la gauche (toujours en haut bien entendu) de la fenêtre. On constate que le tableau de bord de GNOME a droit à de nouvelles icônes.

   

Le thème du boot est également modifié pour quelque chose plus en accord avec les thèmes systèmes et le nouveau look.

Toujours dans la continuité les logos ont changé avec une nouvelle police, entre autre, que je trouve très réussite.

blackubuntulogo.png

Enfin pour terminer, les divers sites web, CDs et pochettes, les habits et accessoires vont être mis à la nouvelle mode.

Sunday 28 February 2010

Les icônes dans GNOME, un vrai souci ?

On l’a tous remarqué (du moins les utilisateurs de GNOME, version >= 2.28). Les icônes se sont barrées. C’est un bug ? Non. Enfin si, mais un bug de l’esprit de ceux qui ont décidé ça. Avant la version 2.28, GNOME utilisait les icônes dans les menus et sur les boutons. Mes barres d’outils, quant à elles, possédaient des icônes avec un texte en dessous. Depuis la version 2.28, les icônes précédemment utilisées sont parties et les barres d’outils possèdent des icônes avec un texte sur la droite (mais pas toujours). Pour les barres d’outils, le style est complètement foireux et étrange, pour les icônes c’est peut-être pas terrible tant que l’on peut les réactiver. Tout ça, c’était possible avec GNOME 2.28. On pouvait utiliser les icônes (sans modifier directement les valeurs GConf) et modifier le style des barres d’outils. Avec GNOME 2.29, certaines personnes ont eu l’idée d’enlever l’onglet Interface disponible jusqu’à présent via Système > Préférences > Apparence. Et ça, malgré les protestations qu’il y a eu. De plus, les décideurs responsables de cette modification répondent de manière relativement agressive aux protestations. Sympa pour un tel projet. Sympa aussi pour les dyslexiques.



Bref, qu’est-ce qui se passe en ce moment ? L’interface par défaut ne doit plus être modifiable facilement ? Doit-on vraiment coder un outil spécial pour tweaker notre interface ? Quelle est la prochaine étape ? Ne plus nous permettre de changer de thème ? Aidez-moi à comprendre car là je n’arrive plus à suivre les décideurs… Bref, si vous développez des applications pour le bureau GNOME, forcez l’affichage des icônes et proposez la modification du style des barres d’outils, ça aidera peut-être les auteurs du crime à se rendre compte de la débilité d’avoir proposé un patch qui a permis d’enlever l’onglet Interface.

Thursday 25 February 2010

Ubuntu et les PPAs, force ou faiblesse ?

Depuis que Launchpad existe et qu’il propose des PPAs, on a vu le nombre de ses dépôts de paquets non-officiels augmenter de manière assez impressionnante. D’ailleurs, même moi je les utilise aussi bien pour obtenir certains paquets que pour en distribuer d’autres (comme java-gnome et GNOME Split). Le fait que de plus en plus d’utilisateurs ont recours à ce genre de dépôts m’a fait me poser une question. Est-il vraiment raisonnable, pour des questions de sécurité et stabilité du système, d’utiliser un nombre relativement élevé de PPAs ?

Revenons au début de la réflexion. Pourquoi utiliser un PPA ? Dans un premier cas, c’est pour obtenir des mises à jour de paquets, soit pour des corrections de bugs, soit pour obtenir la dernière version d’une bibliothèque ou d’un logiciel. Dans un deuxième cas, c’est pour obtenir des paquets encore non disponibles dans les dépôts officiels (pour de jeunes programmes notamment). Avec Karmic Koala, l’ajout d’un PPA peut se faire de manière très simple via la ligne de commande (add-apt-repository) ou via la logithèque. Grâce à ça, les utilisateurs, même novices, peuvent très facilement avoir accès à toutes sortes de dépôts personnels. Est-ce bien ou est-ce mal ? De mon point de vue, je dirais que c’est un peu des deux, le PPA a ses avantages (logiciels nouveaux ou à jour) mais ses défauts (stabilité ? sécurité ?). Malheureusement, ses défauts ne viennent pas tant du principe mais plutôt des gens qui vont packager les applications (n’étant pas un expert dans le domaine je ne peux pas vraiment critiquer ça). Lorsqu’un paquet entre dans Debian et donc dans Ubuntu lors de la synchronisation, il est considéré comme stable et sans risque pour le système. De plus, des personnes, des professionnels du packaging l’auront contrôlé et corrigé. Ceci n’est pas vrai avec un PPA. Le packageur, connaisseur ou non, va packager son application (en faire un paquet source) et l’envoyer sur Launchpad, la ferme de serveurs se chargera d’en faire un ou des paquets binaires. C’est quelque chose de très pratique et appréciable pour le développeur, ça peut l’être nettement moins pour l’utilisateur si son système plante à cause d’un paquet de mauvaise qualité.


Bref, il n’y a pas vraiment une vérité absolue. Un ou des PPAs ont une force et une faiblesse. Pour la faiblesse, l’utilisateur en est averti en général, et heureusement ! Cependant, il est facile de céder à la tentation pour utiliser la dernière version d’un logiciel car il a telle ou telle fonctionnalité en plus. Les PPAs sont sympas mais il ne faut pas en abuser. Si c’est le cas, je pense qu’une remise en cause de la part de l’utilisateur se doit d’être faite. Peut-être que Ubuntu n’est pas la distribution qui lui correspond le mieux. Peut-être que l’utilisateur appréciera davantage une distribution comme Arch Linux (et d’autres) qui ont des paquets toujours mis à jour. Vous aussi, vous avez un avis sur le sujet ? Partagez-le avec nous.

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