L’utilitaire sudo s’utilise toujours en ligne de commande. Il permet d’exécuter des commandes en tant que superutilisateur. Pour cela, il faut précéder la commande à entrer par le mot clé sudo. Comme ceci :
~$ sudo <ma super commande>
Ainsi chaque commande à exécuter avec les droits d’administration doit se présenter sous cette forme. sudo, pour des raisons de sécurité, a besoin du mot de passe de l’utilisateur actif (et non pas de root). Une fois le mot de passe entré, celui-ci est valable pour une session de 15 minutes à compter de la première commande. Il est toutefois possible de terminer cette session avant l’heure en entrant ceci dans le terminal de la session concernée.
~$ sudo -k

Si un grand nombre de commandes en tant que superutilisateur doivent être exécutées dans la foulée, il est conseillé d’ouvrir directement un terminal en mode superutilisateur. Pour cela, on utilise l’option -s.
~$ sudo -s
Et on utilise alors la commande exit pour le fermer.
~$ exit

Dans la même veine, sudo a un équivalent en mode graphique (sous GNOME et KDE). Nous verrons ici celui correspondant à GNOME, il est appelé par la commande gksudo.
Cet outil est utilisé par toutes les applications disponibles dans le menu Système > Administration. On l’utilise de la même façon que sudo, on doit simplement ajouter gksudo avant la commande à exécuter.
~$ gksudo gedit

Pas mal de personnes se demandent alors quand est-ce que l’on doit utiliser sudo ou gksudo. C’est en fait plutôt simple, et pas vraiment une question de goût. On peut si on le souhaite n’utiliser que sudo ou que gksudo cependant, il y a une “convention”. Toute action nécessitant les droits de superutilisateur dans un terminal et uniquement dans un terminal doit être faite avec sudo alors que celle réalisée en mode graphique sera utilisée via gksudo. Ce n’est pas si complexe que ça au final.